L'ASNL a-t-elle du mal à boucler son budget stade?

Publié le par Olivier

nullC'est un petit article dans l'hebdomadaire la Semaine, qui fait état de l'intérêt pour l'ASNL de confier la gestion du stade Marcel Picot renové à un tiers, pour les manifestations hors jours de match. Ce tiers pourrait être Vinci, co-actionnaire du consortium du Stade de France.

L'article de Pierre Taribo souligne que "ce n'est pas la vocation de l'ASNL club résident, [de gérer le stade durant les 345 jours sans match]. Les partenaires concernés par l'extension de Picot envisagent une solution identique à celle du Stade de France avec un gestionnaire aux commandes." Bien sûr, l'ASNL n'a pas forcément vocation à gérer son stade lorsqu'il n'y joue pas, mais rien n'empêche de le faire, comme Arsenal par exemple. Toutefois, le modèle de la co-gestion, voire de la gestion par un tiers, est le plus répandu en France, puisque c'est ou ce sera le cas pour la plupart des nouveaux stades : Valenciennes, Lille, Le Mans, Marseille, etc.

Mais la première raison à ce type d'exploitation est l'argent que peut amener une entreprise comme Vinci. En effet, pour gérer un stade, le gestionnaire va payer une concession pour une durée entre 10 et 30 ans. Il va ensuite se rémunérer sur les activités générées par le stade pendant cette période.

Si l'ASNL et le Grand Nancy ont décidé de choisir cette option, au détriment du club (il ne gérerait que les jours de match), c'est sans doute surtout car le budget nécessaire à la rénovation du stade, à savoir 65M€, n'est toujours pas réuni, malgré l'accord de certaines banques. En cas de modification rapide de la loi permettant aux collectivités locales de garantir les emprunts d'un tiers, la donne pourrait changer et l'ASNL pourrait y aller seule. En attendant, le club nancéen doit chercher un partenaire extérieur pour être prêt pour l'Euro 2016.

Publié dans Analyses

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