Bernard Serin : « Une décision brutale et sans appel »

Publié le par Olivier

Bernard_Serin_FC_Metz.jpgLe président du FC Metz a rapidement réagi à la décision de Dominique Gros de renoncer à rénover le stade Saint Symphorien. Bernard Serin évoque une « décision, brutale et soudaine, annoncée hier soir, par un appel téléphonique… sans appel. »

 

Voici le communiqué complet de Bernard Serin, publié sur le site officiel du FC Metz :

 

« Elle s’appuie sur trois arguments :

1/ La contribution de l’Etat ne serait pas assurée.
Or, David Douillet, Ministre des Sports, qui n’a pas fait de déclaration devant les caméras (puisque la décision n’est pas formellement prise par le ministre, mais par les instances délibératives du CNDS), a confirmé en réunion ce lundi 27 février à Yutz que l’enveloppe naguère dévolue à Nancy était toujours disponible.  Ce soutien financier pourra être confirmé après une réunion au Ministère, avant le 15 mars, réunion qui montre au Ministre que le projet est définitivement validé par les services d’organisation de l’Euro, comme prévu depuis maintenant près de trois mois.
L’argument de risque de défaut de soutien de l’Etat n’est donc pas recevable aujourd’hui.

2/ Un risque réel de dépassement important du budget
Sur la base de quelques plans communiqués par la ville de Metz, deux entreprises auraient annoncé des chiffres très supérieurs au budget de 45 millions d’euros. La réalité est que nous travaillons depuis quatre ans avec la société allemande Fiebiger sur le projet.  Cette société est une société d’architecture et de calcul. Elle a déjà réalisé un travail identique pour seize stades dans le monde. Elle dispose de données précises pour réaliser un chiffrage puisqu’elle a réalisé les études nécessaires (mètres cubes de béton, mètres carrés de revêtement mural ou de sol, mètres linéaires de tuyauterie, etc.). Elle a réalisé le chiffrage à trois reprises.  Elle confirme le budget de 45 millions d’euros.
Elle est la seule à disposer des éléments nécessaires au chiffrage.
Devant ces rumeurs, j’ai proposé à la Ville de Metz ce lundi qu’un économiste mandaté par ses soins audite les fiches de calcul de la société Fiebiger. Cette proposition a été acceptée et la réunion fixée au vendredi 2 mars.
L’argument de risque de dépassement budgétaire n’est donc, de mon point de vue, pas non plus recevable aujourd’hui.

3/ Un manque de soutien au projet de la minorité municipale.
C’est un fait.  Dans la minorité municipale, certains ont vivement critiqué le projet, d’autres ne l’ont pas soutenu. Tous ont pris leur position sans prendre la peine de connaître véritablement le projet ni le contexte actuel du football puisqu’aucun ne s’est rendu à mon invitation, il y a quelques mois, à une réunion de présentation.
Aujourd’hui, avec le renoncement de la majorité municipale, il y a donc, pour une fois, une belle unanimité. Cette unanimité prive, non pas le FC Metz, qui n’est pas concerné par l’Euro 2016, mais la Ville de Metz, la Moselle, La Lorraine et le Grand Est d’un événement d’envergure européenne et même mondiale.  La fête n’aura pas lieu.  Metz et la Moselle n’auront pas le bénéfice de cette promotion.  C’est un choix.

Mais cette décision laisse le FC Metz, et c’est bien là mon principal souci après ce renoncement, orphelin d’un projet de stade qui est aujourd’hui indispensable à son fonctionnement et à son équilibre financier.

Le Stade Saint-Symphorien est aujourd’hui devenu un stade obsolète dans l’absolu (la salle de presse est une structure Algeco, la zone mixte est à ciel ouvert, les invités officiels sont reçus dans un autre Algeco, etc.) et c’est aussi un stade obsolète relativement aux stades des concurrents du FC Metz, même en Ligue 2, comme le montre la liste ci-dessous.

De plus, en vertu d’une convention vieille de dix ans et qui court jusqu’en 2014, la SASP FC Metz verse à la Ville de Metz un loyer de 370 000 euros par an et supporte, en plus, toutes les dépenses liées au fonctionnement et à l’entretien du stade, soit un montant total de 1,3 million d’euros annuels, là où la plupart des concurrents de la SASP FC METZ n’ont pas ou pratiquement pas de charges.  Cette situation n’est plus tenable pour le FC METZ, qui attend désormais de savoir quelles sont les décisions des collectivités territoriales à son égard. »

 

Note personnelle : Les relations entre la ville et le club, déjà compliquées avant cette décision, devraient être encore plus tendues à l'avenir. Au moins jusqu'aux élections de 2014.

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Jeremy 01/03/2012 02:02

L'adresse mail du Maire pour lui adresser un message directement: dgros@mairie-metz.fr

Thomas 29/02/2012 15:57

HONTEUX
Le projet était raisonnable et bordé. La municipalité a compromis définitivement l'avenir du football à Metz et en Moselle. Cette décision est une erreur apres celle de 1998. Metz va devoir
impérativement dans quelques années renover Saint Symphorien avec des bouts de ficelle.


La ville a pris une décision irresponsable.
Le FC Metz doit en prendre acte et compter que sur lui même pour treouver les 10 millions manquants. Un nouveau stade à Metz est vital.


Le propose au président Serein de ne pas renouveler le bail de location du Stade Saint Symphorien en 2014 quitte à jouer à Thionville ou ailleurs et de refechir à la construction d'un stade avec
des fonds entièrement privés.


Le propose à tous les amoureux du foot et de la Lorraine de faire un don.

Si 200 000 personnes donnent 50 euros nous récolterons 10 millions d'euros!

ALLEZ METZ