RL (26/09) : La preuve d’amour de Dominique Gros

Publié le par Olivier

Le conseil municipal a validé la candidature de Metz à l’Euro 2016 à l’unanimité. L’opposition, qui était encore dans la salle, a exigé un plus gros investissement dans le sport professionnel. Le maire lui a répondu qu'il était décidé à rénover le stade Saint-Symphorien, «quoi qu'il arrive».

Avant de se déchirer et de se séparer, majorité et opposition avaient pourtant réussi à se mettre d’accord sur un point : la candidature de Metz à l’Euro 2016. Elle a été validée à une belle unanimité. Mais l’opposition n’a pas caché son scepticisme, évoquant notamment des «insuffisances» dans le dossier de candidature présenté.

«J’ai appris, concernant le réaménagement du stade Saint-Symphorien, que les volets juridiques et financiers du dossier n’avaient pas été remplis, a déclaré Nathalie Colin-Oestrlé (Nouveau centre). Cela me semble relever de l’amateurisme.» «Notre dossier est le meilleur sur le fond et du coût, mais c’est le moins bon sur la forme», a déploré Emmanuel Lebeau.

«C’était un choix du FC Metz, a répliqué Thierry Jean, adjoint aux affaires économiques. Le club a jugé que toute la partie juridique et financière du dossier n’avait pas à être remplie. Il a préféré se concentrer sur les aspects techniques. Et je dois dire que sur ce point, le dossier est remarquable.»

L’opposition a aussi cherché à titiller la majorité sur ses relations avec le FC Metz. Denis Jacquat (UMP), habitué de la corbeille officielle de Saint-Symphorien, soupçonne le maire d’avoir la fibre footballistique un peu fluette : «On ne vous voit pas beaucoup au stade…» Emmanuel Lebeau, pense que c’est tout le sport-business que le maire tient en grippe : «Espérons que ce projet d’Euro 2016 vous redonnera le goût d’aimer le FC Metz et le sport professionnel…»

«L’Euro n’est pas une fin en soi, a répondu Belkhir Belhaddad, l’adjoint aux sports. Mais grâce à lui, on réalise les choses dans une dynamique de projet.»
«Nous n’avons pas le droit d’aider financièrement le football professionnel, a conclu Dominique Gros. La loi nous l’interdit. Mais nous avons envie de participer à la rénovation du stade, car il fait partie de notre patrimoine. Il nous faut aller vers le réaliste. Nous avons un stade qui a la vertu d’exister et un projet qui permet de le valoriser.» Et pour faire taire l’opposition qui doute de son intérêt pour le FC Metz, le maire a conclu le débat par une belle preuve d’amour : «Ma décision est prise. Quoi qu’il arrive, même si nous n’avons pas l’Euro, je vais proposer de rénover le stade Saint-Symphorien.»

Source : le Républicain Lorrain

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