Sans Strasbourg, la candidature de la France ne sera pas bonne

Publié le par Olivier

Difficile de trouver des informations sur les dossiers de candidature des différentes villes pour l'Euro 2016. On connaît les principaux élements de la candidature de Metz, ainsi qu'une partie de ceux de Strasbourg. Les 13 candidats restants (tous sauf Saint Denis et le stade de France) sont bien silencieux.

A Strasbourg, donc, 20Minutes donne plusieurs informations sur la
candidature de Strasbourg, ainsi que sur la rénovation de la Meinau.

Pour la
Meinau, le quotidien gratuit donne plus de précisions que les deux images revélées la semaine passée. Il confirme notamme que, pour l'instant, aucun projet architectural de rénovation de la Meinau n'existe puisque le concours n'a pas encore été lancé. Le projet envisagé ajouterait un second anneau sur les tribunes actuelles. La capacité du stade serait alors de 37 837 places brutes. Une fois les normes UEFA respectées (soit uniquement des places ayant une visibilité satisfaisante), on atteindrait une Meinau 2.0 d'une capacité de 36 153 places nettes, dont 4 985 places VIP et 440 places en loges.

Au total, l'investissement pour la Meinau est estimé à 160 millions d'euros. Selon le dossier de candidature que s'est procuré 20 Minutes, le coût de construction est estimé à lui seul à 124,4 millions d'euros. « La totalité ne viendra pas forcément du secteur public », annonce Roland Ries, qui espère nouer un partenariat public-privé. « Un concessionnaire ou un exploitant » devrait ensuite gérer l'équipement. Jeudi, l'Etat a consenti pour les neuf stades retenus un plafond d'aide de 150 millions d'euros, attribués au cas par cas. « Strasbourg pourrait être l'une des grandes bénéficiaires de cette décision », estime un expert en « stadium consulting ». La ville espère recevoir entre quinze et vingt millions d'euros. Au moins dix sont envisageables.

Méthode Coué ou excès d'optimisme?

Concernant la candidature de la ville de Strasbourg à l'Euro 2016, 20Minutes.fr a interrogé un "proche du dossier" (côté Strasbourg ou côté FFF ?) : « C'est l'équipe qui a le plus bossé, qui a le mieux compris le cahier des charges ». Leur prestation a tranché avec celles d'autres villes jugées « non préparées », voire « opportunistes ». Si Strasbourg s'appuie sur son statut de capitale européenne, sa situation transfrontalière, sa capacité d'organisation pour obtenir l'Euro, les arguments qui séduisent sont tout autres.


La manne d'argent que sont prêtes à débloquer la ville et la CUS (160 millions d'euros) impressionne. La volonté d'accueillir l'événement aussi. « On sent une pression politique pour ne pas échouer », confie le même observateur à 20 Minutes. Il poursuit en caricaturant un peu : « Quand les Alsaciens s'engagent sur quelque chose, ils le font. Ça rassure. » Le projet strasbourgeois demande trois dérogations par rapport au cahier des charges édicté par l'UEFA, notamment une orientation du stade Est-Ouest au lieu de Nord-Sud. « C'est le seul à être honnête, à reconnaître ses fautes », s'étonne notre témoin. Jacques Bigot, président (PS) de la CUS, se montrait clairvoyant, vendredi, en annonçant : « Si Strasbourg n'est pas retenue, la candidature de la France ne sera pas bonne. »

Gros point noir, toutefois, pour la candidature strasbourgeoise : les travaux, d'une durée de 31 mois, devraient être terminés pour l'hiver 2014/15, alors que l'UEFA exige l'été 2014. Sans compter d'éventuels retards dans la mise en oeuvre, ce délai pourrait être éliminatoire pour la capitale alsacienne.

Publié dans Metz et Euro 2016

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