RL 17/09 : Le défilé des candidats (Euro 2016)

Publié le par Olivier

Suite à la remise à la fédération française de football des dossiers de candidatures des villes, le RL publie un dossier visant à rappeler le calendrier des candidatures messine et française, la rivalité entre Metz, Nancy et Strasbourg,

Une délégation messine a ainsi été reçue hier, 16 h, boulevard de Grenelle, afin de montrer que son projet répond au cahier des charges ; une autre le sera de nouveau vendredi, pour un rendez-vous cette fois plus technique concernant exclusivement le stade, et sa conformité aux normes de l’UEFA. Ce jour-là, il s’agira par exemple de répondre à quarante questions dans le domaine du développement durable.
(...)
Selon toute vraisemblance, l’une des trois villes sera retenue, une deuxième se tiendra en réserve, et la troisième regardera le train passer. Comment se distinguer du voisin ? Strasbourg argue de son statut de capitale européenne, Nancy peut raisonnablement penser que la France aura envie d’intégrer à son dossier la ville dont le président de l’UEFA a porté les couleurs, dans une autre vie.

Metz n’abrite pas de parlement européen, et ne compte pas Michel Platini parmi ses anciens joueurs. Mais avant d’y poser la cerise, mieux vaut s’assurer de la qualité du gâteau. C’est pourquoi le président du FC Metz, Bernard Serin, adopte une attitude conforme à son patronyme : « Pour que sa candidature soit excellente, la France ne retiendra que des dossiers attrayants. » Lui avance la modestie du coût du projet lorrain et les atouts liés à la situation urbaine de Saint-Symphorien. En attendant, le suspense continue.

Le RL évoque ensuite les candidatures de Nancy et Strasbourg. Strasbourg (la ville) semble naviguer à vue comme Strasbourg (le club) avance en zigzags. Le coût de la rénovation de la Meinau, selon un principe acté cet été, est passé de 100 à 160 millions d’euros. Pour en finir avec l’impression de flou et présenter un projet concret, le maire (PS) Roland Ries a convoqué une conférence de presse pour demain.

Pour Nancy, s’il reste quelques menus détails à régler (vote communautaire le 25 septembre, signature du bail emphytéotique en décembre), les deux parties (club et ville) s’avancent avec confiance vers ce rendez-vous. « Notre atout, c’est de proposer un dossier complet et crédible qui est pratiquement bouclé », apprécie Nicolas Holveck, le directeur général du club. « Oui, nous n’avons pas à rechercher des financements », complète Michel Dufraisse côté CUGN.

Enfin, le journal régional revient en 4 points sur la candidature de Metz :
- le stade : la présentation technique du projet de stade devant la commission compétente de la Fédération française de football dévoilera un dossier architectural très détaillé. Il l’était déjà, début juillet, lorsqu’il a été dévoilé. « Nous devions lancer notre projet en fin d’année, précise Patrick Razurel, le directeur général du FC Metz, la candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016 nous a simplement incités à avancer le calendrier de quelques mois. »

- le coût : Le tour de table continue entre mairie, département et club. Dominique Gros, maire de Metz, a annoncé une aide de la ville de l’ordre de « dix millions d’euros », vendredi, sur l’antenne de nos confrères de Radio Jéricho : délibération attendue le mois prochain en conseil municipal. Si elle n’a pas encore été actée, la participation du conseil général de la Moselle devrait être équivalente. « J’engage le FC Metz dans la partie restante, privée, du financement », indique le président et actionnaire majoritaire du club, Bernard Serin, qui insiste sur la modestie des ambitions messines : « Notre projet est deux à deux fois et demi moins cher qu’ailleurs, car trois des quatre tribunes sont déjà à la bonne hauteur. Or, c’est la surévélation des tribunes qui coûte le plus. »

- la situation : « Bénéficier d’un stade urbain est un avantage, estime Bernard Serin, qui permet de faire valoir l’offre culturelle avec les richesses historiques de la ville et le centre Pompidou dans un très petit rayon. » Patrick Razurel souligne quant à lui « l es 8000 places de parking à proximité, ainsi que la gare TGV, l’A31 et le sillon fluvial. »

- le contexte : Successivement meurtri par l’arrêt des charbonnages, le déclin de la sidérurgie et aujourd’hui par le départ des militaires, le nord lorrain est en quête de compensation économique. La Fédération française de football peut-elle être sensible à cette question ? « Elle seule est souveraine, rappelle Bernard Serin, ce qui n’exclut pas qu’elle se soucie de l’aménagement du territoire. »

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article