Euro 2016 : Metz, Nancy et Strasbourg en lutte

Publié le par Olivier

Déjà présente sur ce blog et dans l'Est Républicain après la présentation du projet nancéen en juillet, la lutte entre les trois grandes villes de l'Est pour accueillir l'Euro 2016 s'amplifie, à mesure que l'on se rapproche de la désignation des villes choisies.

Analyse des points forts et faibles de la candidature messine, par rapport à ses deux rivaux :

Du côté des faiblesses de Metz (et des forces des autres)
Nancy a Platini, qui constitue un appui de poids. Nancy financera son stade à 100% par le privé, ce qui constitue un atout, si le club arrive à réunir les 80M€ nécessaires.

Strasbourg bénéficie d'infrasctructures (hôtels, trams, TGV, aéroport,...) permettant d'organiser "assez" facilement ce genre d'évènements et d'accueillir des dizaines de milliers de personnes.

Metz a des défauts, au niveau des infrastructures principalement. La ville n'a pas assez d'hôtels, l'accès par TGV n'est pas direct (pour la plupart des villes de l'Ouest), l'aéroport est relativement petit par rapport à Strasbourg et le réseau de transport en commun est rudimentaire.

Du côté des forces du projet messin :

Un projet de stade défini et financé, à priori, ce qui n'est pas forcément un mince affaire quand on regarde ailleurs en France. Le stade devrait être conforme aux exigences de l'UEFA, le toit constituant un plus technologique intéressant. De plus, le projet est similaire à Nancy (quoique l'absence de fosse et un toit "en dur" peuvent nous donner un très léger avantage) et Strasbourg (1000 places de plus seulement d'après les exigences de la municipalité alsacienne)

A part l'enclavement du stade, les autres défauts d'infrastructures peuvent être facilement résolus :
- pour les hôtels, je pense que le centre Pompidou Metz et la perspective de l'Euro permettront d'attirer les investisseurs et de créer ces hôtels manquants (sans parler de celui de 140 chambres, directement attenant au stade, idéal pour les joueurs, les journalistes, les officiels,...)
- pour les trains, et notamment les TGV, les infrastructures existent pour les quatres points cardinaux et il suffirait à la SNCF ou à ses futurs concurrents d'organiser les dessertes nécessaires (avec les autres villes hôtes, mais aussi les grandes villes européennes, comme Bruxelles, Milan, Francfort, Berlin, Zurich, etc.). La gare a, je crois, les capacités d'accueillir ce surplus de voyageurs
- pour l'aéroport, l'UEFA exige un distance de 2h. Si Metz-Nancy (Nancy a le même problème, mais pas les mêmes solutions) est insuffisant, Metz peut se tourner vers Sarrebruck (1h04mn), Luxembourg (49mn) ou Zweibrücken (1h19mn), ce qui permettrait d'associer la Grande Région à cet évènement. La gare de Metz sera d'ailleurs directement reliée au terminal de l'aéroport de Luxembourg par une ligne ferroviaire qui doit ouvrir en 2012-2013
- le busway, même s'il ne passera pas par le stade, facilitera les liaisons entre la préiphérie et le centre-ville, tout comme entre le quartier gare et le centre-ville

Enfin, si Strasbourg mise beaucoup sur son statut de capitale européenne, Metz a résolument une identité transfrontalière, avec les relations qui unissent la capitale lorraine avec le Luxembourg, la Sarre et la Wallonie, et plus particulièrement les villes de Trèves, Luxembourg et Sarrebruck.

Bref, Metz a ses chances, sans doute un peu moins que Nancy et Strasbourg, mais cela ne sert à rien de se voir déjà perdants. Il faut se retrousser les manches, participer aux différentes manifestations et initiatives. Pour en être, il faut en être!

Publié dans Metz et Euro 2016

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