ER : Nancy, Metz et Strasbourg, rivaux pour l'Euro 2016 !

Publié le par Olivier

Article de l'Est Républicain, paru aujourd'hui, qui reprend les conclusions que j'avais données hier.

S'il a volontairement et logiquement évité de livrer un avis sur le dossier nancéien et sur les douze autres déjà en sa possession, Jean-Pierre Escalettes a en revanche été clair concernant l'implantation géographique des villes candidates, lundi lors de sa visite à Nancy : « L'Est de la France ne peut pas faire l'impasse encore une fois sur une grande compétition. Aujourd'hui, nous avons trois candidats. On ne pourra pas retenir les trois villes. Ce sera peut-être une ou deux. Maintenant, que le meilleur gagne. »

Lors du Mondial 98, le quart Nord-Est de la France avait brillé pas son absence. Le président de la FFF ne veut pas revivre ça. Il a de plus besoin d'un solide projet à l'Est dans l'optique du dossier de candidature qu'il présentera à l'UEFA. L'instance européenne sera en effet attentive quant au maillage des stades sur le territoire des pays candidats.
Cela ne veut pas dire pour autant que l'un des trois postulants (Nancy, Metz, Strasbourg) est assuré de figurer dans les neuf stades retenus. Tout dépendra de la qualité du projet qu'ils présenteront le 15 septembre prochain à Paris.
A ce sujet, Nancy a semblé prendre une petite longueur d'avance de par l'ampleur et les spécificités de son projet de rénovation de Marcel-Picot.


Metz, qui avait présenté son projet quelques jours plus tôt, sait qu'elle a pris un peu de retard et que son dossier apparaît moins clinquant. Mais elle mise sur d'autres atouts. « On est moins flamboyants que ceux qui misent sur des financements privés », admet Thierry Jean, l'adjoint chargé du développement économique, « Mais je pense qu'on a convaincu de la crédibilité et de la faisabilité de notre dossier. Nous sommes la seule ville française de cette taille à être si proche de trois pays. »

Strasbourg est aujourd'hui un peu à la traîne. L'échec de l'Eurostadium a pris de cours tout le monde. La Meinau va donc bénéficier d'un lifting, mais le projet n'est pas encore connu.

A priori, un anneau supplémentaire va être ajouté. Peut-être pour atteindre 40.000 places. Le coût oscillerait entre 120 et 150 millions d'euros. « On part avec du retard. Mais si la ville veut l'Euro, elle l'aura », a reconnu une source proche du dossier le 6 juillet dernier.

La compétition ne va pas se limiter à un match à trois entre les villes de l'Est. Outre ses voisins, Nancy va devoir batailler dans la même catégorie de poids que Lens, Saint-Etienne, Toulouse, Nantes, voire Paris. C'est peut-être même parmi ceux-là que se trouvent ses plus dangereux rivaux dans la course à l'Euro 2016.

S.C. et P.-H.W.

Source : Est Républicain, 22 juillet 2009

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