Stade couvert : une réelle utilité?

Publié le par Olivier

Astrodome, Houston, TexasLa couverture des stades ne date pas d'hier. Le premier "dôme" fut construit entre 1962 et 1965 à Houston, Texas pour le club de base-ball de le ville, afin de pouvoir jouer quelque soit le temps extérieur. Nommé Astrodome, il a longtemps été consideré par les américains comme la 8ème merveille du monde.

Depuis cette date, plusieurs autres stades couverts ont été construits à travers le monde (BC Place Stadium, le Tokyo Dome, l'Amsterdam ArenA,...), principalement aux USA, au Canada, au Japon, en Allemagne, aux Pays-Bas.

On peut distinguer trois phases dans l'histoire des stades couverts :
- la première, entre 1960 et 1980, en Amérique du Nord uniquement, à l'exception du Tokyo Dome, qui ont été remplacés par des arènes plus récente à partir des années 2000.
- la deuxième, dans les années 1990, voient les enceintes couvertes arriver plus massivement au Japon, du fait de le coupe du monde de football 2002, et débarquent en Europe (Amsterdam ArenA et Gelredome)
- la troisième phase, avec les stades en construction ou construits depuis 2000, avec, par exemple, la Veltins Arena à Gelsenkirchen ou le nouveau stade de Lille.

La plupart des stades couverts sont équipés d'une pelouse amovible, permettant au gazon d'être à la lumière naturelle du soleil et de pousser dans les meilleures conditions.

Les toits sont pour la plupart "en dur" et rétractables, permettant ainsi d'être ouverts ou fermés suivant la météo extérieure. L'Uniersity of Phoenix Stadium ferme son toit en 12 minutes seulement. Certains stades ont des toits en toile, comme la Commerzbank Arena de Frankfurt, principalement pour des questions de coût. Toutefois, ce type de toit reste fragile (le stade Olympique de Montreal aura son troisième toit en 30 ans d'existence) par rapport aux toits en teflon.

Un toit est-il nécessaire à Metz (ou Amneville!)? Il est évident que le surcoût d'un tel équipement doit faire réflechir, mais il permettrait aussi de nouvelles recettes.

D'abord, un stade couvert (avec une pelouse amovible ou un "couvre-pelouse" en dur) permettrait d'organiser des manifestations  plus diverses (sportives, mais aussi culturelles voire commerciales) toute l'année, sans restrictions, réduisant également le coût des assurances "annulations" que les organisateurs souscrivent.

Ensuite, un stade couvert garantirait une stabilité des affluences en période hivernale, limitant ainsi les baisses de recettes en terme de billeterie, mais aussi de restauration, qui existent à cette période de l'année.

La couverture d'un stade donne également une atmosphère particulière dans le stade, avec par exemple une raisonnance améliorée, qui va sublimer l'ambiance créée par les supporters.

Enfin, une touche de modernité et de singularité (à part Lille, aucun autre stade en France ne devrait être couvert) n'est jamais négligeable pour renforcer la renommée du stade et de l'entreprise qui en louera le nom.

Publié dans Idées

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Couverture de stade 18/04/2012 10:44

Une couverture de stade est souvent très pratique.